Touchers sauvages
En 2022, j’ai entamé une réflexion autour d’une série d’expériences physiques liées à la pression, à la traction-compression, aux circulations liquides. J’en ai dégagé une série de questions : qu’est-ce qui nous dérange, nous écrase, nous rallie, nous apaise, nous pousse à agir ? Comment réagissons-nous individuellement, collectivement ? Quelles sont nos stratégies ? Qu’est-ce qui organiquement nous défait, nous touche et nous enseigne, comment transformons-nous nos réponses ? J’ai intitulée cette recherche Touchers Sauvages, entre autres parce qu’il s’agit d’un travail sur la relation, comment j’impacte/nous impactons et je suis/nous sommes impacté.e.s par l’autre/Autre, et ce dans une logique de processus.
J’ai mis en jeu ces questions à travers une série de performances pensées en fonction des nécessités locales, pouvant prendre la forme de propositions-récoltes, de cartes sensibles, de partage de récits, de poèmes, de mises en jeu du corps, d’enregistrements. Depuis le début de cette recherche, les formes de récoltes sont traversées, transformées par des questionnements issus des nécessités de terrain : la censure/l’autocensure, la transformation politique d’un positionnement, l’aveuglement à ce que vit l’autre. J’ai gardé trace de ce qui s’en dégageait dans l’optique de nourrir progressivement la composition d’un ouvrage hybride, une forme d’essai, de manuel pratique, gardant trace d’une période historique tout en restant inscrit dans une logique de processus.
Premier volet : pression, traction-compression et voies d’eau
Deuxième volet : c’est intime, l’amour, le capitalisme
